Les premières Rencontres Diachroniques de Blaison Saint-Sulpice se tiendront les 22 et 23 mai 2027.
En hommage à la prééminence de l’Anjou dans tous les domaines de la filière végétale, le thème choisi pour cette première édition est :
Le végétal pour nourrir et soigner au Moyen Âge et aujourd’hui
Cet événement associe un cycle de 7 conférences mobilisant 14 experts (en annexe), une exposition primée de posters étudiants et une vaste fête populaire animée par 50 exposants tous concernés par le thème : artisans et entreprises, écoles et facultés, institutions, pôles de recherche et fondations. Et un banquet qui célébrera la gastronomie verte.
Aussi humble qu’ambitieux, ce projet est né de colères enthousiastes qui expliquent son originalité.
L’origine
Il y a 1000 ans, le fougueux comte d’Anjou Foulques Nera s’offrait une collégiale pour y installer quelques chanoines qui prendraient soin de son salut (il en avait bien besoin !)
Aujourd’hui, la collégiale Saint-Aubin de Blaison est fatiguée d’avoir tant contribué à 1000 ans d’histoire. Sans soins, elle va disparaître.
Des habitants refusent cette fatalité et créent une association pour aider la municipalité à trouver les fonds et monter les lourds dossiers nécessaires à la restauration.
Pour que vive Saint-Aubin ; vœu qui a donné le nom de l’association, résolument laïque.
À ce stade, l’histoire de cette première colère même enthousiaste est banale.
L’idée
Restaurée, aménagée, éclairée, sonorisée, la collégiale retrouvera sa vocation cultuelle qui s’étiole inexorablement.
La torpeur et le temps créeront à plus ou moins long terme, un nouveau péril, peut-être de nouveaux travaux de sauvegarde et une nouvelle torpeur…
L’idée est de briser cette spirale pernicieuse en offrant à l’édifice une mission culturelle en plus de sa mission cultuelle.
Une mission culturelle, aussi originale, inédite, pérenne et attractive que possible car la banalité est le pire risque de ce type d’initiative.
Ainsi sont nées les Rencontres Diachroniques de Blaison Saint-Sulpice.
Sur un rythme biennal, elles traiteront de thèmes variés, comparant leur réalité au Moyen Âge et à l’époque contemporaine : l’enfance, le pouvoir, la place de la femme, la créativité, la confiance…
Ce concept n’existe pas encore. Les premières réflexions des scientifiques interrogés ont été très encourageantes.
Le choix
Choisir pour cette première édition
Le végétal pour nourrir et soigner au Moyen Âge et aujourd’hui
rend certes hommage à l’excellence de l’Anjou dans tous les domaines de la production, de la recherche, de l’enseignement, de l’innovation.
Mais ce choix révèle aussi une volonté plus militante de promotion tant il est apparu que l’excellence citée supra est étrangement méconnue.
L’état d’esprit
Le syndrome de la boîte d’épingles, le cumul des colères enthousiastes, le refus des conventions et de la fatalité, la combativité dans le maquis des refus, sont bien assumés par les 200 adhérents.
En fait, la volonté commune est de servir très humblement un avenir frais et attractif.
Cet état d’esprit explique les défis qui distingueront les Rencontres Diachroniques.
Les principaux sont :
1. La part belle faite aux jeunes, aux élèves, aux étudiants.
2. La décision insensée d’un financement par les entreprises
3. La réussite du projet fondée sur une laïcité prétendument impossible
Privilégier les jeunes, les élèves, les étudiants
• L’accès aux conférences sera gratuit pour les étudiants.
• Les posters exposés par les étudiants seront primés (en numéraire) par un jury compétent.
• Les écoles et facultés qui souhaiteront disposer d’un stand ne le paieront pas.
• Les étudiants seront invités à offrir des activités et ateliers aux enfants.
Ces dispositions ont été prises dès la naissance du projet par les fondateurs convaincus qu’« éduquer, ce n’est pas remplir un vase mais allumer un feu ».
Financer grâce aux entreprises
Le coût estimé des rencontres Diachroniques est de 45 000 €
Les demandes de subventions sont aléatoires et les événements financeurs (concerts, tombola, ventes aux enchères…) insuffisants.
Il a été décidé de lancer une vaste opération de sponsoring auprès des entreprises de Maine-et-Loire.
L’offre de contrepartie est honnête mais insuffisante aussi pour susciter l’engouement.
Le pari du financement par les entreprises repose sur une logique humaniste et non financière. Contribuer aux Diachroniques est une rare aventure humaine de tout un territoire.
Les premiers résultats de nos sollicitations sont encourageants
Le pari de la laïcité
Comme son nom ne l’indique pas, Vive Saint-Aubin est une association laïque.
Le point de départ est de donner un avenir à une église pour les uns, et un patrimoine pour les autres.
L’aventure humaine prend ici une tout autre tournure car elle fait le pari de réunir ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas.
Le but à atteindre ensemble est la pérennité des Rencontres Diachroniques.
C’est peu dire que le voyage vaut plus que la destination.
1. Alimentation des riches et des pauvres
2. Végétal ou viande : les choix alimentaires
3. S’empoisonner en mangeant …
4. Le végétal contre la faim …
1. La place du végétal dans l’offre de soins
2. Experts ou charlatans ?
3. Du remède au poison
Bruno Laurioux, historien médiéviste, spécialisé dans l’histoire de l’alimentation – Université de Tours – Président de L’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA) Une histoire de la diététique, d’Hippocrate au Nutri-Score, 2025, Ed du CNRS
Fabian Müllers, chargé d’enseignement à L’Université de Tours. Les légumes du Moyen Âge, oct. 2021, Ed La Muse
Laetitia Bourgeois-Cornu, docteure en histoire médiévale. Auteure de plusieurs romans policiers historiques
Laurent Feller, historien et enseignant-chercheur. Professeur émérite, titulaire de 2004 à 2021 d’une chaire d’histoire médiévale de l’Université Panthéon-Sorbonne. Paysans et seigneurs au Moyen Âge 2017 ; Armand Colin.
Laurence Moulinier-Brogi, professeure d’histoire médiévale à l’Université de Lyon, puis à Nanterre, fait des conférences sur la médecine par les plantes. Elle est spécialiste d’Hildegarde de Bingen.
Marilyn Nicoud, professeure à l’Université d’Avignon, HDR sur Discours et pratiques médicales aux derniers siècles du Moyen Âge. Histoire de la médecine, histoire du thermalisme, histoire de l’alimentation. Ouvrage co-écrit Souffrir, soigner, guérir. Les patients et leurs médecins du Moyen Âge à l’époque contemporaine (2023) et co-dirigé avec L. Moulinier-Brogi,
Franck Collard, professeur d’histoire médiévale à l’Université Paris Nanterre. Ses recherches portent sur l’histoire des pouvoirs et de la culture politique, l’histoire des savoirs médicaux et de la justice au Moyen Âge. Auteur de nombreuses publications consacrées au poison. Souffrances animales, remèdes humains, Antiquité, Moyen Âge, Temps modernes, en 2024
Philippe Cardon, maître de conférences – HDR de sociologie à l’Université de Lille, Domaines de recherche : Sociologie de l’alimentation, Sociologie de la famille, âge de la vie, genre, transmission, Sociologie de l’agriculture. Sociologie de l’alimentation, 2023 ; Armand Colin
Séverine Derbré, professeure en pharmacognosie. Chimiste des produits naturels et pharmacienne de formation, a rejoint le laboratoire SONAS.Ses recherches portent notamment sur la chimie des produits naturels et leurs activités biologiques, à partir d’espèces endémiques et de coproduits horticoles et agroalimentaires.
Claude Fischler, sociologue, spécialiste, notamment, de l’alimentation humaine. Directeur de recherche au CNRS. Il a travaillé aussi sur la comparaison internationale des comportements et représentations face à l’alimentation.
Emmanuelle Lefranc, diététicienne nutritionniste, ingénieure de recherche, sociologue de l’alimentation (PhD), Saint Nazaire. EHESS. La défiance en action : pratiques alimentaires comme dispositif de résistance. A travaillé sur l’impact de la crise écologique dans les choix alimentaires, entre peur et prise de risques.
Aline Mercan, Médecin nutritionniste, phytothérapeute, ethnobotaniste et anthropologue de la santé. Enseignante au sein des DU de Phyto-aromathérapie de l’Université de Grenoble et de Rennes, et en Ethnobotanique à Grenoble.
Catherine de Silguy
Ingénieur agronome et en environnement
catsil@wanadoo.fr
06 61 02 12 64
Joël Eyer
Directeur Recherche INSERM
joel.eyer@univ-angers.fr
06 82 97 47 47
Pierre-André Eyer
Docteur en biologie évolutive et écologie
pieyer@live.fr
07 83 50 47 58
Philippe Sachetti
Docteur en pharmacie
Philippe.sachetti@gmail.com
06 76 20 38 38