L’origine des Rencontres Diachroniques se trouve dans le nom de l’association qui les a imaginées : Vive Saint-Aubin.
L’histoire est longue mais il est possible de la résumer ainsi : Il y a 1000 ans le fougueux comte d’Anjou Fouques Néra s’offrait une collégiale pour y installer quelques chanoines qui prendraient soin de son salut (il en avait bien besoin !) Aujourd’hui, la collégiale Saint-Aubin de Blaison est fatiguée d’avoir tant contribué à 1000 ans d’histoire.
Il est grand temps de lui inventer un avenir à la hauteur de sa valeur.
Que revive enfin Saint-Aubin. Dans un format plus court mais tout aussi déterminé, ça donne : Vive Saint-Aubin
De gros travaux vont transformer la collégiale en lieu culturel capable d’accueillir des expos, des concerts, des conférences. Mais cet aménagement devra instantanément pouvoir s’éclipser pour laisser place à la fonction cultuelle de l’église. Mêler ainsi culte et culture a la prétention d’unir dans une même aventure ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas. Utopie accessible.
Saint-Aubin devient un formidable lieu de culture. Parfait ! Mais pour quoi faire ? Quel événement pérenne peut être à la hauteur de la richesse historique et architecturale de l’édifice ?
Nos réponses ont façonné les
Rencontres Diachroniques de Blaison Saint-Sulpice
L’événement biennal devra attirer les meilleurs intervenants pour éclairer et comparer un même thème dans sa réalité au Moyen Âge et sa réalité contemporaine. Les thèmes n’ont pas de limites : la place de la femme, l’idée de justice, l’enfance, la diplomatie, la violence, le pouvoir…
Les cycles de conférences qui seront le cœur des Diachroniques seront associés à une grande fête riche en exposants locaux, proches du thème et à un banquet pour entretenir le sens de la fête qui caractérise si bien Blaison Saint-Sulpice
Pour rendre hommage à la prééminence de l’Anjou dans la filière végétale, les premières Rencontres Diachroniques qui auront à Blaison Saint-Sulpice le weekend des 22 et 23 août 2027, auront pour thème :
Le végétal pour soigner et nourrir au Moyen Âge et aujourd’hui
7 conférences sont aujourd’hui arrêtées :
Le végétal pour nourrir au Moyen Âge et aujourd’hui
Le végétal pour soigner au Moyen Âge et aujourd’hui
Chaque conférence dure 1h30
Le sujet sera développé par un médiéviste puis par un expert de la situation contemporaine.
Un modérateur dirigera l’échange avec l’auditoire.
L’accès aux conférences sera offerte aux étudiants.
Epoque médiévale
Bruno Laurioux : Historien médiéviste, spécialisé dans l’histoire de l’alimentation – Université de Tours. Président de L’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation (IEHCA)
Une histoire de la diététique, d’Hippocrate au Nutri-Score, Ed du CNRS, 2025.
Fabian Müllers : Chargé d’enseignement à L’université de Tours
Les légumes du Moyen Âge, Ed La Muse, 2021.
Laetitia Bourgeois-Cornu, Docteure en histoire médiévale
Auteure de plusieurs romans policiers historiques dont La Mort noire, Ed. UGE (10-18), 2021.
Laurent Feller, Historien et enseignant-chercheur. Professeur émérite, titulaire de 2004 à 2021 d’une chaire d’histoire médiévale de l’Université Panthéon-Sorbonne.
Paysans et seigneurs au Moyen Âge, Armand Colin, 2017.
Laurence Moulinier-Brogi, Professeure d’histoire médiévale à l’Université de Lyon, puis à Nanterre, fait des conférences sur la médecine par les plantes. Elle est spécialiste d’Hildegarde de Bingen.
Écritures médicales – Discours et Genres, de la tradition antique à l’époque moderne ; en collaboration avec Marylin Nicoud Ed.Ciham, 2022.
Marilyn Nicoud, Professeure à l’Université d’Avignon, après avoir soutenu une HDR sur Discours et pratiques médicales aux derniers siècles du Moyen Âge. Histoire de la médecine, histoire du thermalisme, histoire de l’alimentation.
Souffrir, soigner, guérir. Les patients et leurs médecins du Moyen Âge à l’époque contemporaine, co-écrit avec plusieurs auteurs dont L. Moulinier-Brogi, Ed. Vendémiaire, 2023.
Franck Collard, Professeur d’histoire médiévale à l’Université Paris Nanterre. Recherches sur l’histoire des pouvoirs et de la culture politique, l’histoire des savoirs médicaux et de la justice au Moyen Âge.
Souffrances animales, Remèdes humains, Antiquité, Moyen Âge, Epoque moderne, L’harmattan, 2024.
Epoque contemporaine
Philippe Cardon, Maître de conférences – HDR de sociologie à l’Université de Lille. Recherches sur l’alimentation dans les sociétés contemporaines et les enjeux autour de la santé, des inégalités sociales et des vulnérabilités, notamment de populations jugées à risques.
Sociologie de l’alimentation, (en collaboration avec Thomas Depecker et Marie Plessz), A. Colin, 2023.
Séverine Derbré, Professeure en pharmacognosie à L’Université d’Angers. Chimiste des produits naturels et pharmacienne de formation, a rejoint le laboratoire SONAS. Recherches sur la chimie des produits naturels et leurs activités biologiques, à partir d’espèces endémiques et de coproduits horticoles et agroalimentaires.
Claude Fischler, Sociologue, Directeur de recherche au CNRS, Spécialiste, de l’alimentation humaine. Il a travaillé notamment sur la comparaison internationale des comportements et représentations face à l’alimentation.
Edités chez O. Jacob : L’Homnivore, 1990 et Les Alimentations particulières, 2013.
Emmanuelle Lefranc, Diététicienne nutritionniste, ingénieure de recherche, sociologue de l’alimentation (PhD), Saint Nazaire. EHESS. La défiance en action : pratiques alimentaires comme dispositif de résistance. Recherches sur l’impact de la crise écologique dans les choix alimentaires, entre peur et prise de risques.
Aline Mercan, Médecin nutritionniste, phytothérapeute, ethnobotaniste et anthropologue de la santé. Enseignante au sein des DU de Phyto-aromathérapie de l’Université de Grenoble et de Rennes, et en Ethnobotanique à Grenoble.
Guérir : Ce que soigner veut dire, Ed. Actes Sud, 2026.
La fête en cours d’organisation sera à la hauteur des conférences.Elle occupera tout le territoire de Blaison et accueillera une cinquantaine d’exposants, tous concernés par le thème.
Des artisans et des entreprises, pour moitié.
Des écoles supérieures, des facultés et leurs étudiants à qui nous confierons des animations et des expositions de posters : ESA, ISTOM, Agro Campus, Faculté de Pharmacie, Faculté de médecine, Quercifolia…
Un concours de posters doté d’un prix en numéraires est prévu.
Des institutions et des pôles de recherches qui seront approchés dès ce mois de juin : Itepmai, Phytolia, INRAE Pays de la Loire, Institut Européen d’Histoire et des Cultures alimentaires, Fondation Européenne pour le Patrimoine Alimentaire, Végépolys, Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires, Campus de la Gastronomie et même la confrérie Herba Nobilis, qui projette d’organiser un chapitre avec deux intronisations au sein des Rencontres Diachroniques.
Les habitants de Blaison Saint-Sulpice savent faire la fête et prendront en charge de nombreux aménagements.
Pour autant le budget à financer est important, de l’ordre de 50 000 €.
Le parti pris est de ne pas recourir aux subventions, toujours incertaines, mais de proposer aux entreprises d’être les sponsors de l’événement.
Pourquoi ?
Les Rencontres Diachroniques, selon ceux qui les découvrent, sont originales, inédites, accessibles, potentiellement passionnantes, et utiles si l’on considère la sauvegarde du patrimoine qui les reçoit.
Mais au-delà de ces attraits, les Rencontres Diachroniques propose une aventure humaine de grande ampleur, rare aujourd’hui.
De nombreuses communautés s’y engagent : citoyens, chercheurs, écoles, facultés, médias, institutions, fondations, sociétés savantes etc.
Les entreprises ne figurent pas dans cette liste.
C’est le sponsoring qui le permet. Il est prévu pour que chaque entreprise sponsor partage et valorise leur contribution dans cette aventure humaine avec ses équipes, ses clients, ses fournisseurs.
Le sponsoring des Rencontres Diachroniques est un investissement pas une dépense.